Prochains séminaires

21 oct
Happenstance. Part one of many parts
attention, la séance aura lieu à 17h
Gary Hill

The Rutt-Etra is an image synthesizer that produces live modulation of oscilloscopic forms. This special technique has enabled Gary Hill to give this quality of presence to the visual transformations of Happenstance. What actually takes place is produced there and then, like the crystallisation of thought: words, forms, images are all bound and unbound. The musical rhythm and rapidity of the links make Happenstance a “conceptual clip”. Gary Hill is at his peak here inasmuch as, in Happenstance, thought is expressed as a technical object, an instrument of transformation. First and foremost, it is the words that are the most mobile: speech moves forward, moves forward singing, with the written signs sliding in lines on the electronic screen. The visible shapes (round, square, and triangle) remain still within the frame or move on the spot by distorting their shape. In reality, the readable and the visible are electronically intertwined with the utmost subtlety, so that we see pyramids of letters twisting and liquefying. The voluminous, pyramidal expression “Vanishing Points” disappears and disintegrates before our very eyes. The tautology between image and text differentiates between them with the brilliance of a cut. In both a literal and tangible way, Gary Hill manages, as he expresses it, to show that “words speak only of themselves”. The borderline between words and images, however, becomes incessantly more malleable and flexible. Words are things and things are words. Everything is represented by signs and hieroglyphs to be deciphered.


Séminaires précédents

24 juin
Visual Exploration of Works of Art According to the Comment and the Order of Presentation of the Works
Alexandra Wallner & Hana Gottesdiener

Our research aim is to study the perception of paintings related to mediations that occur in situations like visiting museums. Including the time spent looking at labels in the time spent looking at the painting, Smith and Smith (2001) distinguish different types of looking patterns and conclude that half a minute examination (“consuming”) seems to be the standard. They suggest that it is the collection which is the unit of analysis when spending time on art, so any particular work will get a limited amount of viewing time by the visitor. Museums educational potentials are often discussed, if museums want to help visitors to interpret and relate to exhibit content there is a need to create, in particular, effective labels (Screven, 1992). In earlier studies we were able to show that reading labels may augment time spent looking at paintings in a museum (Gottesdiener, 1992), that using a computer game before a gallery visit may serve as an advance organizer having an impact on the visit (Gottesdiener & Boyer, 1992), and that the order in which paintings are seen influence what is perceived (Kawashima & Gottesdiener, 1998). Insofar as eye-movements reveal the perceptual and cognitive processes that underlie an aesthetic episode with visual art (Locher, 2006), we tried, in this exploratory study, to evaluate the relevance of recording eye movements to analyze the mediations’ impact. We explored first the effect of the nature of audio-recordings on the visual exploration of paintings presented to young adults and secondly the impact of the exploration of a commented upon «classical» work on a «modern» work inspired by the former one .

The works chosen are The Ménines by Velazquez (1656) and a painting by Picasso (1957) Les Ménines d’après Velasquez. The comment was either structural or contextual. The order of display of the paintings had no effect on the participants’ time of observation, however, it had an effect on the number of fixations. For Picasso’s painting the number of fixations was greater when viewers saw Picasso’s painting first and, on the contrary, the number was greater for Velazquez’s painting when seen second. As far as the audio-recorded comments are concerned, whatever their nature, they induce a longer time of observation of the work. No effect of the nature of the comment, whether structural or contextual, was found.

17 juin
La perception des corps dans l’espace tridimensionnel : de la danse contemporaine au dessin
Renaud Chabrier et Nathalie Schulmann
Cette intervention porte sur la notion d’espace telle qu’elle est utilisée en pratique par les danseurs et les dessinateurs. Parmi toutes les formes d’art chorégraphique ou visuel, certaines s’attachent particulièrement à créer une sensation d’espace ou de profondeur. En danse, cela concerne autant le spectateur que le danseur lui-même. En revanche, d’autres formes de création privilégient un rapport frontal au public, dans le cas de la danse, ou un traitement graphique des surfaces sans notion de profondeur, dans le cas des arts plastiques. L’espace tridimensionnel est en théorie le même pour tout le monde. Cependant, en pratique, chaque individu a une façon très personnelle de le structurer avec son corps, ses gestes, ses traits, ou encore son regard. A l’aide de vidéos d’analyse du mouvement en danse, nous présenterons la complexité de ce rapport entre un espace commun et des perceptions de l’espace extrêmement diverses. Dans la même logique, nous aborderons ensuite la représentation de l’espace en dessin, en illustration et en animation à partir de quelques exemples concrets.
10 juin
Du jardinage virtuel à l’intelligence ambiante (et collective)
Guillaume Hutzler
La présentation rendra compte d’une collaboration d’une quinzaine d’années entre Bernard Gortais, artiste multimédia, et Guillaume Hutzler, enseignant-chercheur en informatique à l’Université d’Evry-Val d’Essonne. Les créations présentées (Quel temps fait-il au Caplan ? Le Jardin des Hasards, Mutations, Divercité) ont en commun de mettre en relation des informations collectées en temps-réel (données météo, données d’interaction) et des systèmes de génération graphiques et musicaux en temps-réel. Ces différentes créations seront présentées en expliquant les motivations artistiques et les principes générateurs sous-jacents (systèmes multi-agents, vie artificielle, informatique amorphe) mais également en explicitant les démarches conjointes de création artistique d’une part et de recherche informatique d’autre part.
  • Bernard Gortais : http://pagesperso-orange.fr/bernard.gortais/
  • Guillaume Hutzler : http://www.ibisc.univ-evry.fr/~hutzler/
  • Divercité : http://divercity.blog.lemonde.fr/
20 mai
L’art biologique et les systèmes multi-agents
Stéphane Sikora (Music2eye) et Joseph Nechvatal (Computer Virus)

Joseph Nechvatal est un peintre New-Yorkais qui réalise et expose depuis 1986 des peintures assistées par robots et ordinateurs. Stephane Sikora est ingénieur en informatique, spécialisé dans les applications interactives temps-réel. Depuis 2001 ils travaillent ensemble sur le projet artistique “Computer Virus”, qui repose sur une simulation de vie artificielle dans laquelle des colonies de virus attaquent et detruisent des peintures digitales en se nourissant de leur pixels. Apres une présentation du parcours et de l’univers de Joseph Nechvatal, le projet “Computer Virus” fera l’objet d’une description détaillée. En particulier il sera question de la simulation des virus et de leur ecosysteme: leur modelisation, les algorithmes utilisés, les contraintes liées à la nature artistique du projet. La présentation sera illustrée par des experiences réalisées avec le simulateur, ce qui permettra d’observer et caracteriser le comportement dynamique et complexe des population de virus.

6 mai
A Theoretical Framework of the Perceptual/Cognitive Processes which Underlie an Aesthetic Experience with Art and Manufactured Products
Paul J. Locher

Pour préparer cette session, nous vous invitons à lire les document suivants et à envoyer vos commentaires à l’auteur (Paul Locher : locherp@mail.montclair.edu) :

22 avril
multipliCity Disorder : La complexité au service de la pluralité
Angélique Chedemois, Aleksandra Wasilkowska et Tam-Kien Duong

A travers sa jeune histoire, le collectif Meso.* présentera une démarche à la croisée des chemins entre architecture, science et art. La prise en compte des phénomènes multi-échelles et des différentes possibilités d’intervention par la création architecture, le graphisme, le design et la scénographie permettent à ses membres d’ouvrir un espace de débat par le biais de la présentation des projets en cours de réalisation.

1er avril
Le paradigme du Cinéma d’Animation dans le monde complexe de l’Art
Georges Siffianos
Dire que nous vivons à l’ère de l’inflation d’images et de sollicitations audiovisuelles multiples, est un lieu commun. Contrariée, l’attitude de contemplation, se voit transformée en une attitude de « lecture ». Les œuvres autonomes, se voient transformées en des constituants d’un récit ; un changement d’échelle, qui met à l’évidence la nécessité d’une organisation « textuelle », qu’elle soit synthèse, assemblage, constellation ou autre.

Les grandes expositions thématiques des Arts plastiques (Documenta…) choisissent les œuvres de sorte qu’elles articulent un (hyper)propos, celui du concepteur de l’exposition. Des œuvres autonomes, on passe au « texte » de l’exposition. Ailleurs, des artistes choisissent de ne pas créer des œuvres individuelles mais une « œuvre de vie » (je pense à Roman Opalka…)

Le cinéma d’animation, est un art de composition, de synthèse, qui utilise une gamme de matériaux très large. Sa gamme d’images en mouvement est bien plus étendue que celle de l’autre cinéma, lequel se limite par son désir de l’imitation du réel.

En tant que médium de synthèse multiforme, le cinéma d’animation pourrait constituer – c’est l’hypothèse que je propose d’examiner – un paradigme représentatif dans l’évolution vers le « texte » des arts plastiques.
Suivre le parcours de l’autre – curiosité et frustration
Z. Kapoula & G Sifianos
25 mars
Perceiving emotions in faces and abstract artworks: evidence for simultaneous emotion priming and adaptation
F. Bacci
How are our emotional judgments of faces influenced by previous experience? There is conflicting evidence about whether seeing an emotional face positively primes a subsequently viewed face to be perceived as showing the same emotion or, rather, that face adaptation biases perception towards the opposite emotion. We found evidence for both positive priming and for adaptation after-effects for faces varying along the happy/sad continuum. Face adaptation was strongest when viewpoint and local features were matched by using ?morphed? stimuli, while positive priming was the more powerful determinant for dissimilar faces, particularly when shown briefly.

The hypothesis that emotion priming occurs at a more general level than adaptation after-effects was supported by the finding of positive priming between faces and images of abstract paintings. These results suggest that perception of facial emotion involves both a face-specific mechanism and a more general emotion system that may be critical for empathy and for artistic expression.

Presentation expérience sur un tableau de Piero della Francesca: desins par mémoire et parcours oculaires: interprétation par F. Bacci
Zoé Kapoula
20 mars
Projections de films et intervention sur le cinéma expérimental
Christian Lebrat

Docteur en Arts plastiques, Christian Lebrat a créé les éditions Paris Expérimental et organisé de nombreuses manifestations consacrées au cinéma expérimental. Cinéaste et photographe, il a par ailleurs exposé récemment à la FIAC et sa dernière œuvre vidéo V1(Tourbillons) vient d’intégrer les collections du Fonds national d’art contemporain.« Chacun de mes films est une tentative renouvelée de maîtriser la complexité, de rassembler et d’organiser plusieurs éléments hétérogènes. » Qu’en est-il au juste de ce postulat énoncé par l’auteur en 1980 ? Christian Lebrat reviendra en détails sur son parcours filmique de 1976 à 1982, à l’aide de courts extraits de ses films.

4 mars
Théories des prédictions
Louis-José Lestocart

Après une brève introduction de la mécanique statistique et de la théorie des probabilités dans les systèmes complexes (Boltzmann, Wiener, Poincaré, Kolmogorov), puis la discussion s’attachera aux recherches de Crutchfield et Shalizi sur les epsilon-machine et reliera l’ensemble à une théorie esthétique basée sur l’interprétation d’oeuvres d’art (Bacon, vidéo, cinéma expérimental).

S’agissant d’une vision un peu “pionnière” des choses, la discussion qui suivra a avant tout vocation à amener de la contradiction.

Le groupe “Esthétique, complexité, modélisation et expérimentation” (Zoé Kapoula et Louis-José Lestocart) organise un cycle de conférences, tables rondes et projections.

La constitution de ce groupe a pour but d’offrir une espace de discussion et de réflexion sur le rapport entre art et science contemporaine. Il est ouvert à tous les esprits curieux désireux de participer à cette démarche d’ouverture afin de clarifier les positions esthétiques contemporaines et établir le paysage de la création contemporaine.

Chaque séance a lieu à 18h à l’Institut des systèmes complexes de Paris Île-de-France.

L’ISC-PIF est d’une part un lieu rassemblant des chercheurs issus de disciplines différentes travaillant ensemble sur les systèmes complexes et d’autre part la tête de pont d’un réseau dans la région Île de France regroupant tous les acteurs académiques ou privés concernés.

Adresse : 57-59 rue lhomond 75005 Paris

Régio Île-de-France


Documents

Vous pouvez ajouter vos propres vidéos à la chaîne Esthétique et Complexité.


Les fondateurs

Responsable scientifique et organisation pratique